Charles Heisser, piano • Baptiste Archimbaud, contrebasse • Timothée Garson, batterie
GUEST : Fiona Monbet, violon
Émile Parisien, saxophone • Roberto Negro, piano
Voici une soirée qui réunit la fine fleur du jazz français. Formé à la fois au classique et au jazz, le jeune pianiste Charles Heisser impressionne par son aisance et sa polyvalence. Il fut même invité par la légende du jazz Chick Corea (1941-2021) à partager un morceau de son dernier album. En formation trio, il rend hommage à cet illustre musicien, avec la participation d’une invitée de marque : la violoniste Fiona Monbet, figure emblématique du violon jazz sur les grandes scènes internationales.
Quant à Émile Parisien, ce saxophoniste, lauréat de plusieurs Victoires du Jazz, est tout simplement l’un des musiciens les plus reconnus de la scène jazz. Il s’associe ici au pianiste Roberto Negro, autre improvisateur hors pair, pour adapter une œuvre mythique de György Ligeti (1923-2006), Métamorphoses nocturnes. En découle une performance jubilatoire, spontanée et intrépide poussant, dans de fantastiques cascades sonores, les deux instruments dans leurs derniers retranchements !
« Émile Parisien est la meilleure nouvelle du jazz européen depuis longtemps ». Le Monde
« Un piano, un saxophone et la nuit devant soi. Cela donne une furieuse envie quand le saxophoniste est quelqu’un d’aussi imprévisible qu’Émile Parisien et le pianiste un poète comme Roberto Negro. » Télérama

Charles Heisser
Charles Heisser, jeune pianiste polyvalent né en 1998, fusionne avec passion le jazz et la musique classique. Sa présence dans des festivals renommés, tels que la Folle Journée de Nantes et Jazz à Vienne, témoigne de son talent.
Il apparait pour la première fois sous les caméras à 11 ans lors d’une intégrale de Chopin à la Salle Pleyel, diffusée sur France 3.
En 2018, une improvisation avec Chick Corea lui ouvre les portes de son album « Plays ». Lauréat du concours international « Jazz de Crest » en 2019, il explore le jazz au sein de son groupe Nota Bene et à travers diverses collaborations.
En 2021, il reçoit le soutien du Ministère de la Culture pour son spectacle « Rythme de l’âme ».
Formé au C.R.R. de Paris et au Conservatoire de Paris, il obtient sa Licence en jazz en 2021 et son Master en classique en 2024.

Fiona Monbet
Fiona Monbet est une artiste franco-irlandaise. Violoniste, cheffe d’orchestre et compositrice, elle évolue aux frontières de plusieurs genres musicaux, où se rencontrent jazz, musiques symphoniques et musiques traditionnelles. Elle collabore principalement avec des scènes et orchestres européens (Festival Berlioz, festival Cosmopolite à Oslo, BBC National Orchestra of Wales, Ulster Orchestra, Jazz in Marciac, festival de Saint-Denis).
Formée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris ainsi qu’au Centre des Musiques Didier Lockwood, sa musique, aux frontières entre le jazz symphonique et l’héritage de la musique française comporte une part d’improvisation toujours très présente. Ses influences irlandaises transparaissent également dans son jeu comme dans son écriture. Ses derniers projets, Trois Reflets (2022) et Faubourg 23 (2023), ont été créés respectivement avec l’Orchestre national de Bretagne et le BBC National Orchestra of Wales.
Fiona est également cheffe d’orchestre et défend un répertoire large qui s’étend du classique à la création contemporaine. Elle dirige en France et à l’international en tant que cheffe invitée et co-fonde en 2017 la compagnie de création lyrique Miroirs Étendus, dont elle est la directrice musicale. Leurs derniers projets proposent notamment un enregistrement live de An Index of Metals de Fausto Romitelli (2022), ainsi qu’une collaboration avec Christophe Chassol, pour la pièce Paris Noir présentée au festival Présences de Radio France (2024). Sa double culture jazz et classique et sa proximité avec les musiques traditionnelles permettent à Fiona de diriger des projets de rencontre de l’univers de l’orchestre symphonique avec les musiques actuelles, le jazz ou les musiques du monde autour d’artistes tels que Seckou Keita, Abel Selaocoe, Antonio Zambujo, Ana Moura ou Gregory Porter.

Émile Parisien
Figure essentielle d’un jazz français créatif et inspire, Émile Parisien a parcouru ce début de siècle comme peu ont su le faire : jeune pousse de Marciac au tournant des années 2000, le saxophoniste alto et soprano s’est appliqué à explorer la tradition et l’histoire tout en les dépassant largement. Une évolution qui doit beaucoup à la curiosité d’Émile Parisien, dont le profil d’étoile montante du jazz s’est peu à peu affiné pour laisser transparaître un artiste plus complexe à l’esprit aiguisé, au-delà d’évidentes apparences.
Depuis ses collaborations avec Daniel Humair, Vincent Peirani, Joachim Kühn ou Michel Portal jusqu’aux innovations aux côtés de Jeff Mills ou avec son quartet chez ACT, Émile Parisien s’est imposé, en France et à l’échelle européenne, comme le catalyseur d’idées nouvelles, jusqu’aux confins de territoires balisés (au sein, dernièrement, du projet XXXX, aux cotes de Wollny, Lefebvre et Lillinger, toujours chez ACT).
Un trait tiré entre les deux pôles d’une musique en mouvement qui trouve, dans l’éclatement stylistique et l’exaltation des années 2020, une caisse de résonance évidente : au sein d’une réalité aux frontières esthétiques de plus en plus floues, la boussole importe moins que l’intuition, sans hésitation.
Une philosophie toute trouvée pour le nouveau sextet d’Émile Parisien, baptisé Louise, aux côtés des français Roberto Negro et Manu Codjia, grâce auquel le saxophoniste franchit l’Atlantique pour s’associer aux américains Joe Martin, Nasheet Waits et Theo Croker. Son projet le plus ambitieux à date, à n’en pas douter.
Roberto Negro
Turinois ayant grandi à Kinshasa, le pianiste et compositeur Roberto Negro a fait ses classes de jazz à Chambéry puis à Paris. Cheville ouvrière du collectif orléanais Tricollectif depuis 2011, Roberto se nourrit du croisement et de la rencontre : le théâtre (Cie Les Veilleurs), la voix (Élise Caron, Xavier Machault), son appétence pour le duo (Théo Ceccaldi, Émile Parisien).
Habitée par une dimension visuelle et narrative, portée par un lyrisme où pointent ses origines italiennes, sa musique absorbe la presque totalité des matériaux musicaux pour la fondre dans un discours sensible où se côtoient malice et exigence artistique. Roberto est élu Victoires du Jazz 2018 dans la catégorie « Album sensation de l’année » pour son trio Dadada et « Coup de Coeur » de l’académie Charles Cros en 2017. Roberto Negro sort en 2018 son premier projet en solo, Kings and Bastards, accompagné d’une création visuelle d’Alessandro Vuillermin et d’un album paru sur le label CamJazz. En 2020 sort sur Label Bleu le nouveau disque de son quartet « Papier Ciseau », sorte de suite logique de son DADADA en conviant le violoncelliste Valentin Ceccaldi.
En 2022, Roberto est artiste associé de Château Rouge à Annemasse et entame une collaboration avec l’Ensemble Intercontemporain pour une création, Newborn, qui verra le jour le 7 novembre 2022 à la Filature de Mulhouse.
• Elu Victoires du Jazz 2018 dans la catégorie « Album sensation de l’année » pour son trio Dadada.
• « Coup de Coeur » de l’académie Charles Cros 2017
• Il est l’un des artistes « révélations » de Jazz magazine 2016
• FFFF Télérama 2014


















